Repensez votre campus

Étudiantes et étudiants de L2
Dessin villas ENTPE
Formation Atelier de projet
Année universitaire 2024-2025
Site du projet Campus de Vaulx-en-Velin

L'atelier de projet « Concevoir avec l’existant » 

Cet atelier de projet se déroule durant le semestre 4 de deuxième année de licence d'architecture à l'ENSAL. Il constitue pour les étudiantes et étudiants un premier contact structuré avec la conception sur l’existant. Il les initie à :

  • la compréhension fine du contexte urbain et paysager
  • la lecture critique des bâtiments existants
  • l’articulation des enjeux patrimoniaux, d’usages et environnementaux
  • l’élaboration de stratégies d’intervention prenant en compte les dimensions techniques, spatiales, économiques et sociétales
  • la mise en forme graphique des différentes étapes du processus dans une démarche de projet attentive aux ressources déjà présentes sur le site

Les travaux réalisés en 2024-2025 dans le cadre de cet atelier de projet autour du site des « Villas ENTPE » et du thème « repenser notre campus », ont mené à une exposition dans la rue de l'ENSAL. 

Pour intégrer ces enjeux et compétences, l’atelier de projet s’appuie sur les travaux de deux laboratoires MAP-Aria et EVS-LAURe. L’articulation entre recherche et formation, souvent limitée au master, permet d’aligner l’enseignement sur les avancées scientifiques et de développer des compétences adaptées aux besoins professionnels émergents.

L'exposition de mars 2026 rassemble une sélection de relevés, de diagnostics, de scénarios programmatiques et de propositions de réhabilitation, de transformation ou d’extension. Les étudiantes et étudiants y interrogent l’usage, l’état et la valeur de l’existant afin de définir un programme compatible avec le site et ses enjeux.

 

Le site

Le Campus de Vaulx-en-Velin 

En 1975, Jacques Perrin-Fayolle, architecte lyonnais, conçoit les nouveaux bâtiments de l'École nationale des travaux publics de l'État - ENTPE sur le campus de Vaulx-en-Velin. 
En 1987, l'École nationale supérieure d'architecture de Lyon - ENSAL rejoint l'ENTPE sur le campus. En effet, cette année les architectes Françoise-Hélène Jourda et Gilles Perraudin conçoivent le bâtiment principal de l'ENSAL à Vaulx-en-Velin.

Depuis, les deux écoles échangent et développent une stratégie de site immobilière et urbaine. Elles évaluent les potentiels de mutualisation. Ainsi, elles œuvrent pour une mise en communs des moyens via la mutualisation d'espaces pédagogiques et en faveur de la réussite étudiante et de vie de campus. 

 

Les projets

Les « Villas ENTPE »

Cheminements partagés, espaces révélés

Équipe étudiante : Carla Michel et Morgane Ciceron.

« Situées entre l’ENSAL et l’ENTPE, les villas du campus apparaissent aujourd’hui isolées, délaissées et peu fréquentées. L’intervention cherche à recréer du lien social autour d’une architecture simple, ouverte et évolutive, favorisant le partage et la rencontre.

Un parcours en brique de terre cuite relie les villas entre elles, restructure les circulations et ouvre le campus vers l’extérieur, notamment la place du marché. Ce cheminement constitue un support pour divers usages : espaces de travail partagés, lieux de détente, salles d’exposition accessibles aussi bien aux étudiants qu’aux habitants.

La brique, matériau central, crée une identité commune au site tout en apportant des qualités techniques et esthétiques (inertie thermique, jeu de transparence, ventilation  naturelle). Elle valorise le bâti existant et accompagne la transformation progressive du campus.»

 

Le foyer au cœur du lien

Équipe étudiante : Clément Tronel et Manon Ligier. 

« Notre projet se base sur la réhabilitation de quatre villas situées sur le campus universitaire de Vaulx-en-Velin. Pour attirer les étudiants et les Vaudais, nous avons pris le parti de créer une grande diagonale traversante, qui a pour but d’amener les usagers dans une promenade architecturale. Une perspective qui guide les usagers au cœur du projet, qui s’aligne sur une partie existante mais aussi sur un axe qui continue cette traversée.

Le thème social nous permet d’imaginer un projet centré autour de la villa-restaurant qui sépare elle-même deux places et qui rayonne sur les autres villas. De plus, cette organisation spatiale permet de fluidifier les interactions entre les usagers. Une diversité de programmes est proposée (culture, pédagogie, détente, travail) autour de lieux importants pour notre projet comme un foyer ou un patio, cela permet de rassembler les générations et d’accentuer un esprit de vivre-ensemble.

Nous avons choisi de conserver les contreforts des villas, mais nous avons aménagé les espaces intérieurs et extérieurs pour qu’ils puissent répondre aux nouveaux usages. De plus, nous avons ajouté deux nouvelles extensions, et deux villas bénéficient d’extensions également en pisé, un matériau local qui affirme une massivité qui dialogue avec le béton déjà présent. Toutefois pour apporter de la légèreté, nous avons pris le parti de construire une charpente en bois apparente qui contribue à élever visuellement tous les bâtiments, ce qui permet d’apporter aussi bien que de la chaleur que de la légèreté à l'ensemble, pour équilibrer la densité du projet.»

 

Cultiver ce qui nous lie 

Équipe étudiante : Lison Collot et Claire Sophie Zieger.

« Le projet s’inscrit dans un lieu rendu à la nature, un espace en retrait où la végétation a repris ses droits. Dans ce contexte, « Cultiver ce qui nous lie » propose une intervention légère, respectueuse et ciblée, pensée comme un geste de reconnexion entre l’humain, le bâti et le vivant. C’est dans ce contexte que prend forme « cultiver ce qui nous lie », une intervention légère, respectueuse et ciblée qui propose de renouer les liens entre l’usager, le bâti et le vivant. 

Trois intentions guident cette démarche : cultiver la terre, à travers des pratiques agricoles et alimentaires locales ; cultiver le savoir, en valorisant la transmission et les échanges ; cultiver enfin le lien au vivant, en laissant la nature cohabiter avec l’architecture.
Telle une acupuncture architecturale l’intervention agit par touches ponctuelles mais transformatrices. Une structure fine en bois se déploie comme une nappe autour de l’existant enveloppant sans effacer. Son impact au sol reste minime sans compromettre sa perméabilité tout en offrant un confort d’usage.

Cette présence discrète génère de nouvelles porosités, ravive la mémoire des lieux partagés, et agit comme un catalyseur de vie. Elle invite à penser l’architecture comme un lien vivant, qui soigne, nourrit et relie.»

Responsables pédagogiques

Maître de conférence
Sciences et techniques pour l'architecture - STA

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