MAP-Aria

L'ENSAL héberge l'équipe d’Applications et de Recherches en Informatique pour l’Architecture - Aria, de l'Unité de Recherche Multisite Modèles et simulations pour l’Architecture et le Patrimoine - MAP.

Présentation

Depuis 2024, l'URM MAP est sous la tutelle des ENSA de Lyon (Aria), Nancy (Crai) et Paris-la Villette (Maacc).

MAP-Aria développe ses activités dans le champ des environnements numériques pour l’architecture et le patrimoine. Ses travaux interrogent les mutations, pratiques et usages des technologies de l’information dans ces domaines largement pluridisciplinaires. Ces recherches conduisent au développement et à la mise en œuvre de modèles et d’outils originaux.

Fondé en 1988 autour des technologies émergentes de l’informatique et de leurs applications à l’architecture, le MAP-Aria est une équipe de l’Unité de recherche multi sites du Ministère de la Culture, créée en 1998. 

Kevin Jacquot, architecte DEA, docteur en Sciences de l’Architecture, maître de Conférences à l’ENSAL devient le directeur de MAP-Aria à la rentrée 2026, à la suite de Hervé Lequay, architecte DPLG, professeur à l’ENSAL.

Le MAP-Aria inscrit ses recherches dans les différents volets du projet scientifique de l’Unité de recherche multi-sites. Ces thèmes de recherche explorent les principes et enjeux des objets numériques dans les activités architecturales.

Les modèles développés

1. Accompagner les transitions

L’intégration du numérique dans les domaines de l’architecture et de la culture soulève des enjeux sociétaux majeurs, notamment en matière de littératie numérique, d’appropriation des outils et de transition écologique. Les progrès techniques imposent de repenser les dimensions infrastructurelle (aménagement du territoire), écologique (sobriété numérique, numérique responsable), pérenne (low tech) et éthique (gouvernance, principes FAIR). 

La recherche s’ancre dans les humanités numériques et les digital studies, en explorant les impacts systémiques du numérique sur la société et les pratiques professionnelles. Elle vise à renforcer une approche critique et fondamentale du numérique, en étudiant ses implications sociotechniques et culturelles, tout en promouvant une recherche interdisciplinaire pour accompagner les transitions en cours.

2. Connaître et préserver les héritages (matériels et immatériels)

Ce champ de recherche vise à pérenniser les patrimoines culturels, notamment bâtis, en mobilisant des outils numériques comme la modélisation 3D, la cartographie ou les systèmes d’information. Les méthodes interdisciplinaires permettent de documenter, analyser et diagnostiquer les pathologies affectant les bâtiments, tout en enrichissant la connaissance des expressions spatiales et culturelles, y compris disparues. 

L’enjeu est de concilier préservation, réhabilitation et transformation de l’existant, en s’appuyant sur des inventaires détaillés et des diagnostics précis. Cette approche contribue à une gestion durable du patrimoine, en intégrant des techniques de relevé numérique, de visualisation de données et de gestion des connaissances, tout en répondant aux défis sociétaux de transmission et de valorisation des héritages.

3. Projeter et construire les habitats humains

La recherche dans ce domaine explore les processus cognitifs et méthodologiques de la conception architecturale, en intégrant des approches innovantes comme la morphogénétique, le biomimétisme ou la simulation numérique. L’objectif est de créer des habitats humains adaptés aux transitions numérique et écologique, en utilisant des outils comme le BIM, la robotique ou l’intelligence artificielle. 

Ces innovations permettent d’améliorer la collaboration entre architectes et ingénieurs, tout en répondant aux enjeux de durabilité, d’efficacité énergétique et d’inclusion sociale. La recherche s’attache également à comprendre les tensions sociotechniques entre les acteurs du projet et à développer des outils d’assistance à la conception, tout en explorant les synergies entre science, technologie et architecture.

4. Collaborer et médier

Cet axe explore les modalités de collaboration entre les acteurs impliqués dans la conception, la construction et la médiation de l’espace bâti, en s’appuyant sur des outils numériques comme le BIM, les jumeaux numériques ou les plateformes collaboratives. L’enjeu est de favoriser l’interdisciplinarité, l’inclusion numérique et l’interaction homme-machine, tout en garantissant une gouvernance éthique des données. Les approches open source et l’écoconception des services numériques sont mobilisées pour répondre aux défis sociétaux et environnementaux. 

La recherche questionne également les modèles d’interaction entre les acteurs humains et robotiques, ainsi que les méthodes de visualisation et de gestion des données, afin de créer des environnements ubiquitaires et accessibles, tout en évitant les dérives techno-solutionnistes.

« Développer des compétences numériques de haut niveau pour une conception architecturale innovante et performante »

Hervé Lequay
responsable scientifique du MAP-Aria