Oasis

Océane Andriamasinarivo, Luna Jappont et Klervi Le Reun
Maquette oasis
Formation Atelier de projet
Année universitaire 2025-2026
Site du projet Gerland

Le projet

Résumé

À Gerland, à côté de la cité de la Mouche, s’est installé depuis longtemps le jardin de l’oasis. Comme signe de résistance à la verticalisation, il est un des derniers lieux de vie du quartier. Les gens qui y cultivent l’aiment car il est un lieu de rencontre et d’apprentissage, mais surtout parce qu’il permet, en ville, de garder un lien avec le sol. En partant de l’échelle micro du jardin, il s’agit de développer l’échelle macro, celle du quartier de Gerland, pour qu’il devienne, à terme, une grande oasis. 

L’ambition générale du projet Oasis est de faire de la ville un métabolisme, la penser comme un cycle. Trois ambitions fortes : retrouver un sol fertile, redonner le fleuve à la ville, et créer une mixité sociale. Toutes les actions, qui agissent comme des acuponctures à l’échelle du quartier, sont articulées par une promenade plantée. Comme le fil qui relie les perles d’un collier, elle sert d’ossature à toutes nos micros actions pour qu’à l’échelle macro, soit assurée la connexion des éléments entre eux et avec le fleuve. Afin de réunifier l’échelle macro, il faudra reprendre les cycles géologiques, historiques et humains. Pour retrouver un sol fertile, la réflexion est à la mise en place de quatre écologies structurantes : la création d’un réseau de parcs, de lieux de permaculture, et d’espaces publics paysagés. Pour redonner le fleuve à la ville, deux connexions spatiales sont envisagées, une vers le port et une vers le parc. Enfin, afin de créer une mixité sociale et redonner une identité au quartier, il est nécessaire de créer diverses typologies architecturales. Les trois typologies qui se dessinent, traduisent trois échelles d’intervention, pour retranscrire la diversités des lieux du quartier. En effet, Gerland est marqué par une grande diversité d’échelles, qui semblent souvent hétérogènes. Au lieu de les nier, il s’agit de les assumer.

L’îlot est formé par le tracé de la rue du Vercors, devenue une portion de la promenade plantée, et de deux autres rues créées. Il se situe en face de l’ENS; et comme espace de transition entre l’école et le cœur d’îlot, une place à gradins arborée sert d’espace public, et de lieu de rencontre. À travers le découpage parcellaire, l’idée est de créer un tissu urbain coloré de multiples fonctions urbaines. Une parcelle de l’ilot accueille une crèche. Trois autres parcelles sont occupées par des bâtiments qui abritent commerces et logements. La dernière parcelle laisse place à un parc. Chaque bâtiment de l’îlot est percé d’un passage qui permet un lien direct de la rue au cœur d’îlot. Les bâtiments agissent comme une lisière entre la rue et le parc, entre le public, et le semi­-privé. Le parc recrée un paysage et une topographie. Il invite à des activités de quartier, comme des rassemblements entre amis, entre familles, donne une aire de jeux aux enfants, en lien avec la crèche.

Pensé comme verger urbain, chacun peut venir cueillir des fruits. Les arbres : figuier, grenadier, poirier, pourraient être plantés par les habitants. Ces espèces, une fois plantées, ne nécessitent peu d’entretien car l’arrosage est peu fréquent. Aussi, grâce à leurs fruits et leurs fleurs, ils contribuent à la pollinisation, offrent habitat et nourriture à diverses espèces d’oiseaux. Il est essentiel et urgent de concevoir avec le vivant, en commençant par le sol. Il faut permettre à la nature d’exister, et donc créer les bonnes conditions d’existence. Par les arbres, la trame verte est un prolongement de la trame bleue, car ils font le lien entre le sol et l’atmosphère et permettent d’installer un cycle hydrologique. Chaque Oasis possède sa galerie drainante, système de captation qui garantie l’approvisionnement en eau dans les villages. De la même manière, la noue qui sert de ligne de conduite à la promenade plantée, a pour rôle de répartir l’eau à travers tous les lieux du quartier.

Enseignement

Ce projet prend place dans le cadre de l'enseignement « Pratique et ressources de la conception » centré sur l’acquisition des fondamentaux du projet urbain. 

L'objectif principal est de prendre conscience de la spécificité du projet urbain à travers : les notions de processus et de résultat, la dimension interdisciplinaire appliquée au projet (sciences du vivant, sciences humaines, sciences environnementales, mobilités et programmations), la création de dispositifs ouverts et évolutifs, l’implication de la forme urbaine dans les modes de vie et la définition de logements, d’espaces publics et des interfaces au niveau esquisse.

Responsables pédagogiques

Maître de conférence
Théories et pratiques de la conception architecturale et urbaine - TPCAU

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