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vation


Le laboratoire EVS-LAURe

Le laboratoire Lyon architecture urbanisme recherche - LAURe a été créé le 17 mars 2014, issu de la transformation du laboratoire d’Analyse des Formes - LAF créé il y a 25 ans.
Dirigé par Théo Fort-Jacques, il constitue une composante de l’unité mixte de recherche - UMR 5600 'Environnement, Ville et Société' du CNRS.
Il rassemble des chercheurs des différents champs disciplinaires (architecture, sciences de l'ingénieur et sciences humaines et sociales), des praticiens impliqués dans la recherche et des architectes doctorants autour d'un même objet de recherche: l'architecture.

Les pratiques architecturales, en constantes mutations, entraînent une mobilisation des connaissances de plus en plus large, et une ouverture disciplinaire. La recherche au sein d'EVS-LAURe s’articule autour de six axes qui traitent chacune à leur manière de la complexité des processus et questionnent comment faire projet, aujourd’hui et demain.

Architectures alternatives, stratégies et pratiques émergentes

Cet axe se propose de relier avec plus d’efficience la profession et la science à travers le prisme de la « recherche en architecture » qu’elles partagent voire même se disputent. Comme par le passé, les expériences d’hybridation entre la recherche et le projet serviront autant aux enseignants-chercheurs (communications et publications scientifiques) qu’aux praticiens qui souhaitent développer une démarche de type « recherche et développement » dans leurs agences ou bureaux d’études. Cet axe entend privilégier le lien entre recherche, ateliers et séminaires.

Architecture, ressources et résilience

Cet axe mobilise les concepts des ressources et de la résilience pour interroger comment la recherche en architecture investit les enjeux des transitions dites écologiques, énergétiques, durables et de l’anthropocène. Cet axe prend pour hypothèse que les bouleversements des métiers de l’architecture modifient le sens de l’architecture dans le contexte d’une reconfiguration accélérée des relations « humain-nature » à toutes les échelles spatiales et temporelles. L’étude des interrelations entre technique, politique et habitats refaçonnent, voire déplacent, la conception et le projet architectural constitue l’une des entrées majeures de cet axe. La multiplicité des échelles et des situations entre universel et particulier implique des démarches situées : terrains localisés, approches empiriques et théoriques, diversité des productions scientifiques.

Expérimentation(s) collaborative(s) pour demain

Cet axe explore l’expérimentation en tant que processus, objet et posture. Il propose d’analyser notamment les réponses proposées par les acteurs de la conception spatiale face aux mutations sociales et environnementales en portant un regard sur leurs productions, innovations, adaptations, ajustements et renouvellements. Que mettent en jeu les acteurs de ces collaborations expérimentales et des ces expérimentations collaboratives (maîtres d’ouvrage, entreprises, filières, industriels, collectivités, experts, habitants) ? Aux côtés de cette recherche fondamentale, la recherche-action est également portée par cet axe, en adoptant une posture prospective pour adapter la conception spatiale aux changements climatiques ; le « climat » étant entendu au sens qu’il relève tant de la météorologie que de l’atmosphère socio-politique et morale.

Fleuves et urbanité : la théorie architecturale à la lumière des enjeux géographiques contemporains

Cet axe entend procéder à une relecture des théories architecturales et urbaines de la première modernité centrée sur la dimension transcalaire de l’architecture et leurs prolongements contemporains, une analyse des enjeux de l’aménagement des territoires fluviaux et leur incidence en termes d’épistémologie du projet architectural, la comparaison de situations fluviales européennes et l’exploration des liens entre les établissements humains et les sciences du vivant.

Héritages, théories et création

Cet axe interroge la place du patrimoine architectural et urbain dans les dynamiques contemporaines en questionnant en particulier les problématiques soulevées par l’intervention sur l’existant, les modalités de mutabilité comme de « recyclage » de l’architecture et des ensembles urbains. Dans cette perspective, une attention particulière est portée à l’étude des enjeux de durabilité et des questions théoriques sous-jacentes soulevées en particulier par les problématiques contemporaines portant notamment sur le devenir d’objets architecturaux ou d’ensembles urbains.

Paysages habités : de l’architecture aux territoires

Partant de l’interrelation entre l’architecture, le paysage et les territoires, cet axe entend dépasser les clivages disciplinaires pour questionner les oppositions supposées entre le construit et le vivant, l’édifice et le territoire, la métropole et ses lointains. À l’ère de l’anthropocène, le paysage invite les architectes à repenser l’homme en ses milieux à toutes les échelles et à réévaluer notre rapport avec la nature. Le paysage invite à penser ensemble l’esthétique, l’expérience et les figures, tout comme le visible et l’invisible, du sol à l’horizon. Il permet aussi de réinterroger les ressources (matières, savoir-faire, énergies, cultures, économies...), l’écologie, la biodiversité, des communs à l’intime.