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Retour(s) d'Italie

Résultant de l'exploration approfondie des territoires italiens lors d'une année d'Erasmus à Milan, l'exposition condense en quelques séries des expériences très diverses qui reflètent l'ancienneté des architecture historiques, la grâce de certains instants, ou bien révèlent d'étonnantes situations.

  • EXPOSITION / Retour(s) d'Italie
  • 04.06 > 13.06. RUE. ENSAL

Bénéficiaire d'une bourse initiative étudiante - BIE, Antonin Monnier, étudiant en master, retracera au travers de cette exposition son projet.

" Un an de résidence en Italie dont chaque journée disponible est consacrée à l'exploration : une exploration systématique des villes et des campagnes. Soixante-dix jours de mouvement à travers les strates du paysage naturel et urbain italien avec l'objectif de voir, de parcourir, de comprendre, et dans la tête l'idée du Grand Tour et de ses codes, l'idée du contraste entre ce référent culturel du passé et le territoire italien contemporain saturé par le tourisme de masse. Soixante-dix jours l’œil grand ouvert, cherchant à capter des fragments de l'expérience spatiale et urbaine italienne. Le regard a ainsi structuré la première phase d'un projet né de ces parcours : la collecte de fragments du réel à travers l’emploi du médium photographique. En a résulté douze mille photographies, un amas sans forme ni cohérence mais extrêmement riche, au sein duquel un second regard est venu repérer et activer des relations, faisant émerger des séries comme de multiples narrations possibles au sein de cette immensité. Chaque série se constitue autour d'une unité de lieu, de temps, de thème, de forme ou d’une combinaison de plusieurs de ces éléments. Les séries n'ont pas de lien entre elles, si ce n'est qu'elles résultent de l’exploration d’une seule entité territoriale et historique, l'Italie actuelle, et qu'elles résultent de voyages pensés dans leur ensemble. Chacune forme ainsi une trajectoire cohérente en elle-même, et l'ensemble des séries se veut un reflet condensé de l'infinie richesse de l'expérience spatiale à l’échelle des parcours effectués, l’écho interrogateur d’une réalité elle-même multiple, qu’il s’agisse de traverser des centre-ville historiques, des plages désertes, des friches ou des architectures contemporaines. "