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Un contre géométrique

Exposition du rendu final de fin de semestre des étudiants de première année de licence.

  • EXPOSITION / Un conte géométrique
  • 20.01.20 > 23.01.20. Rue

Le semestre 1 de la Licence offre une première approche de la discipline architecturale et de ses outils de représentation et de conception.
Le projet est abordé d’emblée dans sa complexité, entrelaçant les notions de paysage et de situation, d’usages et de rituels, de construction et de ressources, ou de temporalités, non pas par une succession de petits exercices courts, mais par une série de trois séquences articulées et permettant la maturation d’un premier projet architectural dont le rendu est exposé ici.

  • Redessin

Une première séquence de redessin d’un corpus large d’œuvres majeures ou remarquables initie une culture architecturale autant qu’elle offre les premiers outils de représentation (plan de situation, plan masse, plans, coupes, élévations et maquette). Ce travail fait l’objet d’un premier « rendu » affiché, impliquant une première approche de composition des planches exprimant les projets.

" Le voyage" d’octobre complète la culture architecturale des étudiants, et articule la séquence de redessin et l’élaboration du « récit ». Certaines visites, comme cette année les Salines d’Arc-et-Senans, la chapelle Notre-Dame du Haut à Ronchamp, le musée Bibracte ou encore le groupe scolaire Hubert Reeves à Champagnolles, font partie du corpus redessiné précédemment.

L’appréhension des architectures visitées dans leur site à l’échelle 1 participent à la constitution d’une première culture architecturale et d’un imaginaire. Les croquis et les prises de vues encadrées permettent de constituer dans le semestre «le carnet de voyage».

C’est pendant le voyage que le sujet du projet est transmis aux étudiants. Les visites des carrières (cette année Comblanchien) ou le choix des visites d’édifices en bois participent à un éclairage plus précis sur la matérialité de l’architecture et leurs liens avec leur territoire.

  • Le récit

Une seconde séquence appelée « le récit » consiste à élaborer un scénario habité. Cette année, le tableau de Edward Hopper, « People in the sun » (1960) est le point de départ du projet architectural : il s’agit d’imaginer le « hors champs » de ce tableau.

Qui sont ces gens au soleil ? Que font-ils ? D’où viennent-ils ? Ou habitent-ils ? Que sont-ils venus chercher ici ? De quoi profitent-ils, ici sur cette terrasse ? Quel est le paysage qui les accueille ? Quel est le lieu construit, ici ? …

La pierre et le bois font partie intégrante du récit. Il s’agit de les nommer autant comme particularité du paysage que comme première approche construite.

  • Le Conte géométrique

La troisième séquence, « Le Conte géométrique » permet, séance après séance, de mener une expérimentation, allant de l’intuition à une proposition raisonnée et menant peu à peu à la constitution d’un projet, représenté à l’échelle en deux dimensions comme en maquette.

Le rapport de l’édifice au sol et au ciel, l’articulation des usages, l’organisation des vues ou de la lumière, comme la hiérarchie des épaisseurs de chaque élément de la construction, constituent ce « conte géométrique», témoin édifié du récit initial.

Chaque projet est une proposition personnelle, fondée sur un imaginaire en construction et évaluée principalement au regard de sa pertinence, de sa cohérence (graphique, constructive, imaginaire), et des nouveaux liens (récit) que le projet propose entre les « gens au soleil », le paysage et l’édifice.

  • Équipe pédagogique
\ Marc Bigarnet
\ Stéphane Lièvre
\ Caroline Barrès Coquet
\ Michèle Batton
\ Yves Moutton
\ Jean Louis Bouchard
\ Laurent Mayoud (pour sa participation aux jurys de semestre)

  • Moniteurs
\ Pierre Berthelot
\ Jocelyn Brouat