Cycle
Master


DEM Paysages Habités : architectures en situation (PHAS)

Le domaine d’études de master Paysages Habités : architectures en situation-PHAS envisage l’architecture à partir de la diversité des échelles et des situations dans lesquelles elle est impliquée et qu’elle contribue à transformer.

\ Descriptif

Partant de l’interrelation entre l’architecture, le paysage et les territoires, le domaine d’études de master PHAS entend dépasser les clivages entre les disciplines qui s’y rattachent pour questionner les oppositions longtemps supposées entre le construit et le vivant, l’édifice et le territoire, la métropole et ses lointains. L’architecture est ainsi abordée au travers de la pluralité et de la transversalité des échelles et des interactions qui la constituent : spatiales et temporelles, objectives et subjectives, collectives et individuelles, mesurables et non mesurables. Envisagée à la fois comme construction située et comme processus transcalaire de transformation, l’architecture interroge des situations diverses qui nécessitent à chaque fois de redéfinir les limites du projet (entre proche et lointain) et les missions de l’architecte (entre dessin, problématisation, action et interaction, pilotage ou fabrication).

À l’ère de l’anthropocène, le paysage renvoie les architectes de demain à la nécessité de repenser la relation entre les humains et leurs milieux et à l’urgence de réévaluer notre rapport avec la nature. Si son histoire est étroitement liée à l’émergence et à la remise en question du paradigme moderne dualiste, la notion de paysage a fait l’objet de multiples métamorphoses. Plurielle, elle ouvre des possibles pour régénérer l’architecture. Le paysage invite à penser ensemble l’esthétique, l’expérience et les figures, tout comme le visible et l’invisible, du sol à l’horizon. Il permet aussi de réinterroger les ressources (matières, savoir-faire, énergies, cultures, économies...), l’écologie, la biodiversité, le vivant (les milieux, lisières et franges), l’espace public (les liens), les communs et les limites de l’intime. Parce qu’il est toujours « habité », le paysage renvoie à l’altérité. Il suppose une attitude immersive et réceptive de la part des étudiants. Les pédagogies développées au sein du domaine d’étude articulent la proximité et la prise de recul pour penser et faire, tout en développant la capacité des futurs architectes à interagir avec d’autres regards, hors des murs de l’école. Le paysage est également un vecteur pour repenser le rapport au temps des projets en incluant l’incertitude et le non maîtrisé comme paramètres décisifs.

Le territoire interpelle les frontières matérielles et immatérielles de l’architecture. Il permet de s’affranchir des catégorisations et des périmètres clos (la métropole, l’urbain, le rural...) pour explorer des interrelations plus complexes et parfois non cartographiables auxquelles sont soumises les situations de projet. Système de relations, la territorialité confronte les étudiants à des phénomènes à la fois locaux et globaux : la métropolisation, l’urbanisation, les logiques économiques dominantes, les luttes politiques, les réappropriations locales, l’injustice sociale et environnementale... Le territoire invite à problématiser le projet et à engager la responsabilité des futurs architectes dans la transformation des paysages habités.


\ Directeurs et directrices d’études mémoires 2021-2022

Manuel APPERT, PR VT
Marc BIGARNET, MC TPCAU
Christophe BOYADJIAN, PR TPCAU
Julie CATTANT, MC VT
Nune CHILINGARYAN, PRA TPCAU
Laurent MAYOUD, MC TPCAU
Yan OLIVARES, MCFA VT


\ Directeurs et directrices d’études PFE 2021-2022

Marc BIGARNET, MC TPCAU
Christophe BOYADJIAN, PR TPCAU
Julie CATTANT, MC VT
Nune CHILINGARYAN, PRA TPCAU
Laurent MAYOUD, MC TPCAU
Yan OLIVARES, MCFA VT