AC
TU


Démarche d’analyse-inventive et notion d’abris-ouverts

Conférence d’Eric Daniel-Lacombe dans le cadre des cours théoriques de master du domaine d'études "Architecture, métropoles, territoires habités".

  • CONFÉRENCE / Démarche d'analyse-inventive et notion d'abris-ouverts
  • 19.01. 17h-20h. Visioconférence

Eric Daniel-Lacombe, Architecte DPLG, parlera notamment des études architecturales d'aménagement qu'il a mené sur des territoires à risques naturels.

  • Eric Daniel-Lacombe
Avant même le diplôme (1985) le hasard a voulu qu’Éric Daniel-Lacombe réponde à deux concours d’architecture qu’il a gagné. Ceci a attiré l’attention de l’architecte Alain Sarfati professeur à l’école d’architecture de Paris-Conflans pour lui proposer d’enseigner avec lui dans son atelier (Atelier C). Il n’a jamais interrompu son activité d’architecte professionnel depuis. Par contre elle s’est modifiée au fil des coopérations avec des chercheurs dans lesquelles il s’est engagé. Notamment cela l’a conduit à travailler pendant une quinzaine d’années en étroite coopération avec Michel Conan, un sociologue du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), à mettre au point des méthodes de conception architecturale assises sur une connaissance fine des effets sociaux et économiques de l’architecture publique. Un peu plus tard, il a engagé une collaboration similaire avec le paysagiste Bernard Lassus. Toutefois, il n’a pas cherché à faire comme lui des projets de paysage ou de jardins. Éric Daniel-Lacombe s’est engagé dans des projets d’architecture en zone exposée à des nuisances ou des risques naturels. Cela l’a conduit à engager des recherches sur le bruit, l’eau, la terre et les sols, le végétal, avec un acousticien du CSTB, Rapin, un hydraulicien, Montgaillard, des ingénieurs de l’ONF. Pour cela, il a transposé les méthodes de la phase précédente dans des contextes différents en se nourrissant de sa pratique d’écoute des acteurs (qu’il avait développée au cours de son travail sur l’habitat des populations marginalisées avec le CSTB). Cela lui a permis de développer une ligne nouvelle en architecture en zone à risque naturels, un enseignement du projet de fin d’études à Paris-La Villette, et aussi de construire une réflexion théorique sur la pratique à partir de l’enseignement. Sa thèse de doctorat en urbanisme à l’Institut d’Urbanisme de la Ville de Paris (Université de Créteil) sous la direction de Thierry Paquot et son Habilitation à Diriger des Recherches en Géographie à l’Ecole Normale Supérieur de Lyon sous la direction de Michel Lussault l’ont poussé à passer de l’attention pour le changement climatique à une réflexion élargie sur la destruction de la nature, et donc à s’engager dans une troisième topique, l’architecture au service de la santé de la nature.